LE RITUEL

seppuku_004Le Seppuku se commettait en public, mais devant une assemblée restreinte. L’ensemble de la cérémonie était codifiée et le respect scrupuleux de ces codes était obligatoire.

Sur le champ de bataille où le temps pressait, le guerrier précédait son geste d’un discours et si possible d’un poème d’adieu. En temps de paix, le samouraï habillé de blanc, écrivait un poème, agenouillé sur un tatami et derrière des paravents préservant des regards.

Avec un poignard spécial ( kusungobu ) dont la lame est entourée de papier blanc, le samouraï pratiquait une double incision en croix dans l’abdomen. Une fois la deuxième incision pratiquée, un assistant ( kaishakunin ) placé derrière lui, lui décollait la tête rapidement d’un coup de sabre. La douleur insupportable était ainsi stoppée, une fois que le samouraï avait fait preuve de son courage.

Les femmes n’avaient pas le droit à ce cérémonial. Elles se coupaient la veine jugulaire avec un poignard ( tantô ) qu’elles possédaient toujours sur elles. Dans certains cas, avec une autre femme, elles se tuaient l’une l’autre en même temps.

Envie de partager votre lecture ?
FacebookTwitterWhatsAppGoogle+LinkedIn