LE SEPPUKU A l’ERE EDO

seppuku_005Après l’unification du Japon, la période des grandes batailles fut terminée, et le rôle des Bushis diminua fortement. De même, les occasions de démontrer la loyauté à son seigneur devinrent extrêmement rares, et les Samourais ne trouvèrent plus que dans le Junshi, l’occasion de prouver courage et fidélité. Mais, du coup, les ravages de cette pratique furent si élevés qu’en 1663, le Shogunat Tokugawa interdit purement et simplement cette coutume, l’assortissant de punitions graves sur la famille et les descendants du Samouraï qui enfreignait cette loi. Le cas le plus connu de désobéissance à cette obligation fut le Général Nogi qui se suicida à la mort de l’Empereur Meiji en 1912.

Le Junshi étant interdit, l’esprit du Seppuku se dégrada assez rapidement. Les seuls cas de suicides permis restaient la réparation d’une faute personnelle ( échec d’une mission, faute accidentelle ) , mais surtout la sanction pénale ( Tsumebura ). Dès lors, le cérémonial du Seppuku perdit beaucoup de son côté volontaire pour devenir une simple exécution. Le poignard ne devint même plus nécessaire. Un simple éventail était posé devant le condamné. Lorsque celui-ci s’en saisissait, le Kaishakunin le décapitait aussitôt. La volonté de prouver son courage du Bushi n’avait donc plus place dans une telle cérémonie. A l’ère Meiji, le Seppuku disparut totalement, et seul les actions des Kamikaze en 1945 le rappela à la conscience collective du peuple Japonais.

Envie de partager votre lecture ?
FacebookTwitterWhatsAppGoogle+LinkedIn