LES CIRCONSTANCES

seppuku_002Le suicide au Japon est la dernière manière d’assumer un échec. Ainsi on éteint la dette contractée par la faute commise. Il existe quatre grandes raisons de faire seppuku pour les samouraïs :

-La défaite au combat : Le cas le plus connu. A la fin d’une bataille, plutôt que d’être capturé, le samouraï préfère se donner la mort lui-même. Ainsi il peut à la fois prouver son courage, et réparer l’échec de sa défaite. Il évite également, avec la torture, de livrer des secrets militaires de son clan.

– Les remontrances : ( Kanshi ) Souvent pratiqué par les vassaux du Shogun qui accompagnait leurs critiques au gouvernement par leur propre suicide. Cette tradition venait de Chine, où un poste spécial, le censeur impérial, permettait d’adresser ses plaintes à l’Empereur. Nobunaga Oda reçut un jour une lettre de reproches d’un des ses vassaux qui en commettant le Seppuku attira son attention sur la situation catastrophique du Japon.

– La sanction pénale ( Tsumebara ) : Instituée par les Shogun Tokugawa, elle permettait d’éviter la prison ou l’exil aux samouraïs. Privilège accordé à la classe des hauts fonctionnaires militaires, elle épargnait la honte au samouraï et à tout son clan.

– L’accompagnement dans la mort ( Junshi ) : Directement inspiré de la Chine, où cette pratique était répandue, elle était la seule raison qui ne faisait pas suite à un échec.
Lors de la mort de son seigneur, les samouraïs prouvaient leur fidélité et leur attachement en suivant leur maître dans la mort. Cette pratique destructrice causa des pertes irréparables, ces Seppuku collectifs pouvant rassembler jusqu’à 500 guerriers, laissant leur clan exsangue et sans défense. Le Shogun Tokugawa promulgua un édit, en mai 1663, pour mettre fin à cette pratique qui conduisait à une dépense inadmissible de vies humaines.

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