HISTOIRE DES BOUCLIERS (Date)

te_date01Contrairement à la chevalerie Européenne, les boucliers ont été peu utilisés au Japon et de façon assez tardive. Les armées de la période Kamakura constituées majoritairement d’archers à cheval ne pouvaient utiliser de boucliers pour se protéger et les remplaçaient pas de grandes protections directement intégrées à l’armure : les Sode. Celles-ci protégeaient efficacement les bras et les flancs du cavaliers particulièrement exposés lors du tir à l’arc.

Les premiers boucliers apparurent au début de l’ère Azuchi Momoyama lors des sièges de châteaux. Afin de se protéger des archers ennemis sur les remparts, on utilisait des rondins de bambous assemblés et disposés verticalement, sur des tréteaux de bois. Les Ashigarus pouvaient ainsi recharger leurs arquebuses ou leurs arcs à l’abri. Ce système fut également utilisé pour l’utilisation des premiers canons européens dont le fut était disposé entre deux boucliers, les servants étant ainsi protégés.

Mais l’utilisation la plus fréquente fut sur le champ de bataille. Afin d’échapper aux projectiles ennemis ou aux charges de cavalerie, les arquebusiers et les archers utilisaient les Te Date. Constitués d’une planche de bois verticale en appui sur étai de bois, ces boucliers individuels étaient proches des pavois Européens. Ils étaient généralement décorés du Mon du clan, et munis d’une ouverture ronde, carrée ou rectangulaire permettant le tir. Les Kumaru Date étaient, eux, constitués de plusieurs boucliers individuels ( comme les mantelet occidentaux ) et montés sur roues permettant aux Ashigarus de progresser en sécurité sur le champ de bataille.

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