HISTOIRE DU SABRE ( Katana )

katana_001aAvec le sabre Japonais, on touche à l’âme même du Bushi. Compagnon inséparable du guerrier, le Katana représente ce que celui-ci a de plus cher. Une mystique religieuse va accompagner le sabre durant des siècles et transmettre sa symbolique aux Bushis qui honoreront leur arme comme un véritable Kami ( divinité Shintô ). La fabrication même des lames sera entourée de purifications et de cérémonies religieuses.

Les premiers sabres sont importés avec la culture Yayoi. Les lames sont droites et à double tranchant, ce sont de véritables épées. A partir de 950, les forgerons Japonais maîtrisant l’art de l’acier, produisent des lames légèrement courbes à un seul tranchant, les Katanas. Dés lors, la qualité de ces sabres ne cesse de s’améliorer, les armes devenant à la fois plus dures pour le tranchant et avec une structure plus souple pour la lame. Ces sabres ( Kotô ) pouvaient trancher l’acier le plus solide sans casser.

La fin de la période Muromachi ( 1590 ) marque encore un tournant dans la qualité des Katanas. Ceux-ci sont au meilleur de leur fabrication, et sont appelés Shintô. Portés le tranchant vers le ciel par les Bushis, ils sont accompagnés d’un sabre plus court ( Wakizashi ). Seuls les guerriers avaient le droit de porter ces deux sabres en même temps ( Daisho ).

La période d’Edo voit l’apparition des Shinshintô, Katanas destinés aux Samouraïs et symbole de leur pouvoir. Mais, après des siècles de tradition guerrière, un arrêt impérial interdit le port du sabre par les Samouraïs en 1876, ne l’autorisant qu’aux officiers de la nouvelle armée Impériale. Cette obligation, qui touchait à l’image même des guerriers, signifia réellement la fin de la classe des Bushis, et leur disparition.

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