SAMOURAI de Takashi Matsuoka, Presse de la Cité ( 2002 )

lr_009Malgré le titre très prometteur, et le nom apparemment japonais de son auteur, ce roman n’a pas véritablement de réalité historique, bien qu’il se situe à la fin du Shogunat Tokugawa en 1861. Basé sur un scénario d’aventures assez surprenantes mêlant à la fois le romantisme, la divination prémonitoire, le Western ( ! ) et les scènes de violence, sur un fond apparemment historique, le livre est une source de confusion pour beaucoup de lecteurs.

L’idée était pourtant intéressante, celle de décrire la fin du Shogunat et l’arrivée des premiers occidentaux, avec le choc des cultures. Malheureusement l’auteur, vivant depuis son enfance aux États Unis, a une vision un peu simplifiée du Japon. Non content de s’emmêler dans l’histoire du Japon en mélangeant l’ère Heian et Edo, il n’aborde pas du tout l’environnement historique pour se consacrer uniquement à ses récits d’aventures.

Les personnages ne sont pas vraiment mieux traités. Le prince Genji ( époque Heian ! ) n’a pas les caractéristiques d’un Daimyo Japonais, mais plutôt d’un aristocrate Anglais. L’auteur mélange également au récit un règlement de comptes entre cowboys ( ! ) digne de OK Corral. Et c’est compter sans beaucoup de scènes de violences gratuites, dont certaines infligées à des enfants, à la limite du supportable et de la nausée. A déconseiller.

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