HISTOIRE DES MONS

mon_002Emblèmes familiaux portés uniquement par les samouraïs depuis l’époque de Kamakura. Les Mons servaient à se reconnaître plus facilement sur le champ de bataille, en l’absence de tout uniforme. Ils étaient portés en différents endroits, mais principalement sur les ailettes ( Fukigaeshi ) du casque, ainsi que sur le sabre ( Katana ). Ils étaient également reproduits sur les kimonos des membres de la famille des Bushis, seuls habilités à en posséder.

Le Mon est généralement un dessin stylisé, souvent inscrit dans un cercle ou autre figure géométrique. Il est soit blanc sur fond noir, soit l’inverse. Il peut représenter des thèmes aussi variés que des animaux, des fleurs ou des idéogrammes ( Kanjis ). Il existe des milliers de Mons, mais certains restent toujours très célèbres. Parmi eux, le Mon Impérial ( Kikumon ) représenté par un chrysanthème à seize pétales doré. Celui de la famille Tokugawa est également présent sur de nombreux objets, et documents.

A l’époque Edo, les daimyôs obtirent le droit de posséder deux mons distinctifs pour marquer leur rang. Mais après la révolution Meiji, les mons furent étendus à toute la population du Japon. De même les villes et les administrations ou associations adoptèrent cet usage pour s’authentifier. De nos jours, les kimonos de cérémonie arborent les mons de chaque famille Japonaise.

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HISTOIRE DES BANNIÈRES

nobori_001Si le combat singulier permettait de distinguer les Mons sur l’armure de son adversaire, les batailles obligèrent rapidement les Bushis à utiliser un moyen de reconnaissance bien plus pratique. Dés l’époque de Heian, les combattants choisirent une couleur comme signe de ralliement. Ainsi les Taïra portaient de grandes banderoles rouges accrochées en haut d’une hampe. Ce Hata Jirushi devint très vite familier dans toutes les batailles.

Ce moyen de reconnaissance évolua rapidement. En effet, les luttes fratricides entre membres d’un même clan les obligea à se différencier par un symbole sur la le Hata Jirushi commun. Ce fut le début des bannières traditionnelles ( Nobori ), qui arboraient le Mon du seigneur, et non plus seulement une couleur. Elles étaient de grandes tailles et maintenues sur deux cotés ( Verticalement et horizontalement ) afin d’être toujours visibles. Chaque général possédait les siennes, et les installaient pour marquer son campement, ou son état major.

Les bannières pouvaient également servir à organiser son armée, si celle-ci était puissante. En ajoutant un nombre différent de bandes horizontales nécessaires sur la bannière commune, on différenciait plus facilement les différentes unités appartenant au même clan. Certains seigneurs, mais plus généralement les sectes bouddhistes, arboraient de grands Nobori où étaient écrits en idéogrammes les résolutions ou une protection divine. Celles ci servaient de « protection » pour les soldats qui la portaient.

 

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